1. Shanghai Power Art Station

     

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  3. Oui, oui, je ne m’en lasse pas (encore). Longhua Temple. Je suis loin de battre mon coloc qui a approximativement visité une cinquantaine de temples entre la Chine et le Japon. On est que tout les deux car Davide est parti prendre quelques vacances boire du saké et manger du poulpe (ou pas) quelque part entre Fukuoka et Tokyo. J’ai profité du dernier jour de soleil de la semaine dernière pour aller bronzer au temple. Au frais. C’est le plus grand temple bouddhiste de la ville. Bon, rien à voir avec les temples de Beijing, mais tout à fait sympa à visiter aussi. Comme je sais que ça vous intéresse grave, je peux même vous dire qu’il y a un Bouddha riant, un Bouddha Mitreya et un Bouddha Sykyamuni (eh oui madame, ça ne rigole pas). Et la pagode est assez originale car elle est tout en longueur. Le prix d’entrée au temple est très bas, mais il n’y avait pas un touriste. Il faut dire que l’on sort du cercle de la ligne 4 qui fait le tour du centre-ville étendu, et c’est toujours un peu une petite mission de sortir du ring. En sortant je n’ai pas résisté à acheter quelques trucs dans les boutiques qui bordent habituellement les temples. Ce sont souvent des choses destinées aux offrandes, mais j’ai craqué sur des petits bateaux de papier pliés parfaitement. Souvent le papier est assez joli, on peut les acheter déjà pliés, ou acheter directement les feuilles au format. Je suis restée jusqu’à entendre les moines chanter, et ensuite j’ai filé. La musique chinoise n’est pas toujours facile à entendre pour nos oreilles de laowai, mais là, c’était tout à fait plaisant.

    Comme je le disais, c’était bien les derniers rayons de soleil, car depuis le début de la semaine, on se croirait en pleine saison des pluies au milieu de la brousse. C’est drôle, car en sortant sur le balcon l’autre jour, je me suis surprise à penser “ça sent Cotonou”. Pluie,pollution et chaleur assommante ont donc la même odeur où que l’on soit sur le globe, constat hautement intéressant me direz-vous. J’ai aussi résolu cette histoire de rue impraticable quand il pleut. En effet, je vous disais il y a quelques post que les chinois avec un parapluie sont des dangers publics, et qu’il ne faut pas avoir peur d’y laisser un oeil quand on sort dans la rue un jour de pluie. Bon, là, je n’avais pas le choix, je devais aller au studio tout les matins. Avec les bourrasques que l’on se prend ici, autant dire que mon parapluie français n’avait même pas tenu 15 mètres la première fois que je l’ai utilisé avec de se retourner totalement, toutes baleines cassées. J’ai donc investi dans le parapluie chinois. Robuste, souvent immense. Parapluies immenses, plus trottoirs étroits, plus bon, il faut l’avouer, une logique toute chinoise pour marcher dans la rue (c’est à dire dans tout les sens et bourrant dans le tas) = danger. Ma découverte c’est que les parapluies tombent très bas, donc cachent un peu la vue, et déjà que sans parapluie, je ne comprends toujours pas comment deux personnes peuvent arriver à se rentrer dedans quand il y a 2 mètres de large de trottoir - ça arrive toute les 30secondes, c’est comme si les gens se fonçaient dedans intentionnellement - mais là, même moi je ne savais plus où regarder. J’ai peut-être, ou peut-être pas, accroché la capuche d’un monsieur dans la rue en essayant de dégager mon parapluie du parapluie d’une mémé. C’est un vrai sport. Même si je constate que je m’embête quand même beaucoup plus que les chinois - qui avancent juste en espérant que personne ne sera sur leur chemin - et je passe mon temps à lever le bras, parapluie à gauche, parapluie à droite, pause, parapluie en arrière. Tout ça avec une pastèque sous le bras. J’étais heureuse d’arriver à la résidence ce soir et de le replier, enfin.

     

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  5. Après presque un heure et demie de trajet depuis mon appartement, tout au bout de la ligne 9 du métro, on se retrouve dans la Chine profonde. C’est presque une excursion (vu la superficie de la ville, c’est trèèèèès loin). Le quartier n’a plus trop de choses en commun avec le centre-ville - mis à part quelques platanes - et les gens parlant un minimum anglais se font rares. Petit concert dans une avenue, il y avait la totale : batterie, synthé, saxo, clarinette et j’en passe.  Ils jouaient des morceaux, et les gens qui le voulait pouvaient chanter au micro. Comme chanter est une des passions numéro des chinois - le KTV (karaoké) est un sport national - ça se bousculait pour chanter et les gens dans la rue étaient à fond! Il n’est pas rare ici de croiser des gens marchant dans la rue, chanter à plein poumon en allant choper leur métro ou faire les courses, avec ou sans MP3 dans les oreilles, vieux ou jeunes, de tout style, c’est normal, personne n’y prêtera attention.

     

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  10. Ici on ne rigole pas avec les photos de mariage! C’est une grosse organisation, et le naturel n’est pas de rigueur pour avoir de magnifiques photos souvenirs dignes d’un mariage dans Le Prince de Bel-Air (référence ultime). Et quand l’endroit idéal est trouvé, tout le monde fait ses photos là-bas! A Beijing, il y a le temple du Ciel, ici c’est Gongqing park. Avec Matthias, on a dû - sans exagérer - voir une cinquantaine (peut-être même plus, il y en avait de partout) de couples se faire photographier. Et ce n’est pas une petite affaire :
    photographe, un ou deux assistants, maquilleur, coiffeur, personne qui porte le tenues, une autre pour les accesoires… Le tout qui se trimbalent dans des espèces de voitures de golf. Les photographes redoublent d’inventivité pour imaginer des pauses plus kitsch les unes que les autres : sauter en l’air en gambadant dans les champs de fleurs, jouer de la guitare un genoux à terre à sa future femme, la mariée étalée dans les feuilles qui attend un bisou… Pour les accessoires, c’est tout aussi fou. Il y a les traditionnels ballons I love you, mais aussi des girafes gonflables (oui, oui, repérées plusieurs fois même), les nounours roses géants en peluches, et j’en passe. C’est très drôle à regarder, les pauses sont magiques, ils gèrent au détail près, l’inclinaison de la tête, le sourire… Et ils restent figés comme ça. Les filles font des petites poses mignonne. Y’a aussi ceux qui s’engueulent parce que le marié en a marre ou pose mal (tu m’étonnes). Côté robe, ça ne respire pas la fraîcheur. Même si certains sont quand même un peu plus drôles car un peu plus funky (en mode chinois, donc faux cils, mini chapeaux, collants kawai. Quand même hein). Ça court de partout pour choper les bons spots, le bon rayon de soleil, la plus belle pelouse et le plus beau cerisier. Si comme nous vous êtes bon public, vous pourriez même venir à Gongqing park uniquement pour le spectacle… (c’était pas notre but de départ quand même, on était là pour pique-niquer).